Un avion sans elle – Michel Bussi

Bonjour à tous,
Si vous aimez le suspense et les énigmes à mille inconnues, vous ne serez pas déçu par le livre « Un avion sans elle » de Michel Bussi ! Cela faisait longtemps que plusieurs livres de cet auteur figuraient sur ma « reading list ». Alors, je me suis enfin décidée à découvrir son univers. Et je n’ai vraiment pas été déçue par « Un avion sans elle ».

Et pour cause ! Michel Bussi est résolument un maître dans l’art de tenir en haleine un lecteur pendant près de 600 pages, et faire monter crescendo l’envie d’en savoir plus, d’en finir, de découvrir enfin LA vérité !

Alors, de quoi parle ce livre ?

23 décembre 1980. Un avion reliant Istanbul à Paris traverse une tempête de neige et finit par s’écraser en plein Jura, sur le mont Terrible (en réalité le mont Terri). Le bilan est lourd. Sur les 169 passagers de l’avion, 168 décèdent. Un seul survivant donc, et pas des moindres… Un nourrisson de 3 mois, petite fille aux yeux bleus, retrouvée près de l’avion par les pompiers.

Qui est-elle ? Lyse-Rose de Carville, petite-fille du richissime industriel Léonce de Carville ? Ou bien Emilie Vitral, petite-fille de Pierre et Nicole Vitral, modestes vendeurs ambulants de frites ? Car, il y avait 2 nourrissons de 3 mois dans l’avion !

Une bataille juridique démarre entre les deux familles, l’une riche et au bras-long, l’autre pauvre et sans-le-sou. Après plusieurs mois d’une enquête difficile, sans preuves catégoriques et à défaut de pouvoir faire de test ADN à l’époque, la justice finit néanmoins part trancher. La petite fille sera Émilie de Vitral.

29 septembre 1998. 18 ans plus tard, Crédule Grand-Duc, un détective privé mandaté par la famille de Carville, referme avec résignation un cahier dans lequel il a consigné tous les détails de son enquête au cours de toutes ces années. Car en 18 ans, impossible d’affirmer l’identité de la petite fille, surnommée Lylie. Lyse-Rose de Carville ou Emilie Vitral ?

Alors, déçu de n’avoir pu résoudre ce mystère, il décide de mettre fin à ses jours et de laisser son cahier à Lylie, pour son 18e anniversaire. Mais voilà, nouveau rebondissement. Au moment de se tirer une balle dans la tête, un vieux journal du 23 décembre 1980 lui apporte la révélation. La solution de l’énigme ! Mais Crédule Grand-Duc est aussitôt assassiné sans pouvoir dévoiler sa découverte.

A travers les yeux de Marc Vitral, le frère de Lylie, le lecteur est embarqué dans la découverte du cahier d’enquête de Crédule Grand-Duc, et au cœur d’une nouvelle enquête depuis les rues de Paris et de sa banlieue, jusqu’aux montagnes du Jura. Marc parviendra-t-il à résoudre l’énigme grâce au cahier de Grand-Duc ?

Michel Bussi prend un malin plaisir à nous perdre, habilement et volontairement, dans cette énigme abyssale où la vérité n’est pas celle qu’elle semble être et où les apparences sont souvent trompeuses. Le suspense, savamment entretenu, monte progressivement au fil des chapitres caractérisés par une écriture soignée, une douce et efficace mise en branle des mots, et un style incroyablement minutieux.Chaque phrase est posée exprès, chaque détail compte, chaque mot. Rien n’est placé au hasard pour parfois livrer un petit bout de vérité, lever légèrement le voile sans trop en dire tout de même, voire même pour nous perdre exprès dans toutes ces hypothèses dont chacune pourrait être la bonne…  

Je n’ai d’ailleurs pas résisté à l’envie de m’agacer bruyamment contre les protagonistes de l’histoire qui semblent prendre un malin plaisir à faire durer ce suspense insoutenable alors qu’ils pourraient aller plus vite !

Je me suis fait avoir en commençant ce livre l’après midi. Car c’est le genre de livre qu’on ne lâche que quand il est terminé ! Jusqu’à la dernière ligne, je n’ai pas pu m’arrêter. Le prix ? Une nuit blanche dont mon corps et mon cerveau n’avaient franchement pas besoin !

C’est que Michel Bussi sait s’y prendre pour accrocher votre attention et son intrigue en devient presque obsessionnelle. La vérité finale est une des hypothèses que je m’étais construite au fil de l’histoire, mais j’avoue que j’en aurais préféré une autre J.

Sans vous livrer le fin mot de l’histoire, ce ne serait pas drôle sinon J, je vous invite à découvrir ce livre magnifique que je n’oublierai pas de si tôt et qui me motive beaucoup à lire les autres livres de Bussi qui attendent sur ma « reading list ».

Très bonnes lectures à vous et à très bientôt sur le blog !

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